23 mars : Rencontre exceptionnelle avec Jean-Marie Charon

Les médias traditionnels à l'heure du numérique
Mercredi 23 mars à 18h30
Médiathèque centrale Émile Zola
Montpellier

Dans le cadre de la Semaine Presse et citoyenneté, la médiathèque centrale Émile Zola de Montpellier aura le plaisir d'accueillir Jean-Marie Charon, sociologue spécialisé dans l'étude des médias et du journalisme, ingénieur d'études au CNRS, le mercredi 23 mars 2016 à 18h30 pour tous les publics.

Les enseignants qui le souhaitent auront accès à une conférence privée à 15h00, dans la limite des places disponibles, dans le cadre d'une rencontre organisée à l'occasion du stage CLEMI-DAFPEN de l'académie de Montpellier "Images, sons, écrits des médias numériques".

Médiathèque centrale Emile Zola
218, bd. de l'Aéroport International
34000 Montpellier
Tél : 04.67.34.87.00
Tramway : lignes 1 et 4 Place de l'Europe
Parking Europa

Plan d'accès

Télécharger le programme de la Semaine Presse et citoyenneté :

Programme Presse et citoyenneté - Médiathèques de Montpellier - 22 au 26 mars 2016.pdf

Le siècle des reporters de guerre

Le numéro 421 de l'Histoire du mois de mars 2016 publie en pages 13-16 un entretien avec Elie Barnavi, Professeur émérite d'histoire de l'Occident moderne à l'Université de Tel-Aviv et ancien ambassadeur d'Israël en France, qui a récemment publié "Dix thèses sur la guerre" (Flammarion, 2014).

À l'occasion du colloque "grandeur et misère du journalisme de guerre" organisé par le Bastogne War Museum en partenariat avec le Mémorial de Caen le 18 mars, Elie Barnavi brosse le tableau de l'histoire du reportage de guerre des origines à nous jours, en faisant la part belle à l'image : photographie de guerre, puis développement de la vidéo

Petite originalité, il évoque la place des femmes reporters de guerre, un angle assez rare : Gerda Taro est certes connue, mais Elizabeth Lee Miller? Martha Gelhorn?

À retrouver dans les kiosques à journaux ou dans vos CDI bien fournis!

http://www.histoire.presse.fr/mensuel/421

Indépendance des médias : Méfiance des Français

Unes 12 février 2016Les réseaux sociaux et certains médias traditionnels n'ont pas manqué de le souligner. Après le remaniement ministériel du 12 février 2016, l'observation des Unes de la presse nationale, toutes tendances confondues, et de celle de La Dépêche laissait apparaître une tonalité singulièrement différente de cette dernière.

Il a été mis en avant que ce journal aurait été plus complaisant car il appartient à un groupe de presse dont le propriétaire est Jean-Michel Baylet, entré au gouvernement à l'occasion de ce remaniement.

Il ne nous appartient ni de nier, ni de juger des faits. Encore moins d'alimenter les discours sur la "manipulation".
Il nous appartient d'enseigner le questionnement du discours médiatique, celui des médias d'actualité traditionnels comme celui relayé par les réseaux sociaux et le web 2.0 en général. Ce cas sera pour nous un outil de travail.

Cette différence de tonalité et la protestation qu'elle provoque sur les réseaux sociaux illustrent bien la défiance des Français à l'égard des grands médias, documentée par le Baromètre 2016 de confiance des Français dans les médias La Croix / TNS-Sofres. La question de l'indépendance des rédactions à l'égard de leur propriétaire s'est fortement posée ces 5 dernières années, du fait notamment du mouvement de concentration des médias au sein de grands groupes dont les activités principales - BTP, armement, télécommunications, luxe... - n'ont plus aucun rapport avec l'information. Les rédactions peuvent-elles dès-lors enquêter librement dans les domaines d'activité de leurs propriétaires? Ne sont-elles pas tentées de pratiquer l'auto-censure?

La difficulté de notre travail est bien là. Développer un esprit critique sans alimenter une défiance généralisée envers les médias traditionnels, véritables synchronisateurs sociaux, en donnant les outils de questionnement utiles à l'analyse des différences de traitement de l'info. S'il nous est possible de comprendre et expliquer le  parti-pris d'une rédaction, la logique bien protégée des algorithmes qui choisissent à qui va l'info sur les réseaux sociaux (Facebook, Snapchat...) nous échappe, elle, totalement.

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Lire le récit de la réponse de Jean-Michel Baylet le 17 février :
http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/02/17/25002-20160217ARTFIG00189-malgre-les-polemiques-jean-michel-baylet-nie-toute-pression-sur-son-journal.php